jeudi 19 avril 2018

Abimer ses livres

Ah cet éternel débat : abimer ses livres est-il mal ? Doit-on vous juger car vous abimez votre livre, écrivez dessus, cornez les pages, cassez le dos ? Est ce qu'un passionné de livre n'a pas le droit d'abimer son livre ?

En aucun cas je ne jugerais ceux qui le font et ceux qui ne le font pas, car pour ma part, je suis des deux côtés. J'aime évidemment les livres neufs, les beaux livres bien soignés, surtout quand on les achète à prix plein. C'est un peu frustrant dans ces cas là, de les voir abimés quand ils sont neufs. Après cela ne me dérange pas plus que ça. J'ai plusieurs livres qui sont un peu déchirés, mal imprimés sur le dos, avec ce dernier un peu cassé car il m'arrive de ne pas faire attention. Il m'est arrivé de recevoir une goutte de pluie sur un de mes livres car je venais de sortir de la librairie et n'avait pas eu le temps de le mettre dans mon sac en tissue, bouarf...c'est pas bien grave. C'est ce qui fait aussi l'authenticité du livre, son histoire. Le fait de le manipuler, de l'avoir plié pour mieux lire, de corner une page où il y a un passage qu'on a tant aimé... c'est aussi ça un lecteur, il aime faire vivre son livre. Souligner de jolies citations pour pouvoir les relire ou les noter quelque part.

J'aime la seconde main. Fouiner en brocante, tomber sur des petits trésors, qui ont déjà eu un vécu avant d’atterrir dans ma maison. On se demande qui est la personne qui l'a lu avant moi, l'a t-elle aimé ? A t-elle rit, pleuré toutes les larmes de son corps, pour ça que l'on voit encore quelques taches qui semblent mouillées ? 
C'est aussi pour ça que les livres abimés en brocante ne me dérange en aucun cas, c'est comme mon édition de Oh, boy ! de Marie-Aude Murail, il est jauni, un peu corné, vieilli...il a une histoire, il est peut-être passé entre différentes mains, un peu comme un livre voyageur, avant de trouver sa place avec moi.

Il ne faut pas oublier que chacun est libre de ce qu'il fait. Si quelqu'un corne un livre devant vous, ne soyez pas choqué, c'est qu'il a une bonne raison de le faire (pas de marque page, où une jolie tournure de phrase qui trainait dans cette page cornée...).
Et vous ? Les livres abimés vous dérange-t-ils ? Soulignez vous des jolies phrases au crayon ou au surligneur ? 

mercredi 18 avril 2018

Tu comprendras quand tu seras plus grande

A 32 ans, Julia, psychologue ne croit plus au bonheur. Après avoir perdu surccessivement son père, son fiancé et sa grand-mère, elle se laisse aller sans réagir. Jusqu'au jour où elle répond, sur un coup de tête, à une offre d'emploi de thérapeute en maison de retraite à Biarritz.

Quel bonheur de fermer un livre le sourire aux lèvres, mais aussi d'en ressortir grandi. Je vous le dis d'emblée, c'est un énorme coup de coeur, même ; un coup de foudre ! Je retombe amoureuse de ce genre de romans, et Virginie Grimaldi a su trouver les mots justes pour me toucher en plein coeur. Je suis passée du rire aux larmes en quelques secondes... Tu comprendras quand tu seras grande est une leçon de vie, mais aussi une bouffée d'air frais, un vrai bol de bonheur qu'on aimerait vivre plus souvent. Quelle intelligence dans l'écriture, et puis quelle tendresse dans ses personnages. Je les ai tous aimé, autant qu'ils sont. On est loin des clichés stéréotypes ! On nous sert une palette de protagonistes touchants, réalistes et authentiques. On se prend d'affection pour eux, et on a cette impression de suivre une bande de copains, qu'on connaissait depuis toujours. Les quitter à la dernière page du livre a été vraiment dur... 

Ce roman feel good a tout pour plaire : des bonnes barres de rires, des parenthèses d'émotion où on se transforme en une goute géante tellement nos larmes ne font que couler. Mais ce livre est loin d'être triste, il reflète la bonne humeur, et la tendresse des relations humaines. L'amitié, l'amour, la famille, tout y passe... et l'autrice nous envoie une jolie claque, en nous disant de profiter de chaque instant, que chaque moment est important, et qu'il ne faut pas les éviter. Chaque moment de doute a son importance, c'est ce qui fait de nous des personnes vraies, qui ont peur, qui font des erreurs.
Dès que je l'ai fini, je suis tout de suite allée voir ma mère, avec encore les larmes qui coulaient, et lui ai dit "il faut que tu lises ce livre". Car il fait du bien. J'ai envie de la voir rire aux mêmes moments que moi, et de la voir sourire quand elle me parle de ce bouquin. Je n'avais pas vraiment de livre préféré, mais je pense l'avoir trouvé.  

mardi 17 avril 2018

De bonne humeur

Un petit article pour papoter ! Ça faisait un moment =) 
J'espère que vous allez bien ! Pour moi tout va bien. Je suis actuellement en vacances, et j'en profite à fond. Si vous ne me suivez pas sur twitter, j'ai parlé de me reprendre en main au niveau de mon poids. Je fais donc une sorte de "régime", mon alimentation a changé, je ne grignote plus du tout, et ne boit plus de coca light, ce qui est un grand pas depuis 15 jours, et je n'en ressens plus vraiment le besoin comme au début où c'était vraiment dur. Je mange même des légumes, c'est pour vous dire ! Ce midi j'ai mangé de la ratatouille, avec des courgettes, poivrons, tomates, aubergines et c'était délicieux ! Et j'ai également recommencé à marcher depuis dimanche, aujourd'hui j'ai fais mes 10 000 pas journaliers, et j'ai fais 9km, je suis super fière de moi ! C'est peut-être rien pour vous mais pour moi c'est beaucoup. Il faisait beau, j'ai pu profiter du soleil, de la ville et faire de jolies photos de petites ruelles cachées.

Je fais actuellement 64 kg, j'ai perdu 2kg depuis que j'ai commencé il y a 15 jours. J'aimerais retomber à 56 kg idéalement, mais pour le moment je vise en dessous de 60kg. D'habitude je n'arrive pas à tenir de régime, mais là je suis motivée. Je veux y arriver, même si c'est loin d'être facile ! Je me suis téléchargée deux applications, une pour mon suivi de calories dans la journée, et une pour la marche, ce qui me motive encore plus ! Cela donne des objectifs à atteindre.

J'espère que de votre côté tout va bien ! J'ai commencé une nouvelle série sur Netflix : Lovesick, c'est juste génial ! Le trio est adorable, c'est frais et léger, c'est une série qui fait du bien. Du côté des animes c'est Violet Evergarden, Les enfants de la Baleine (les deux sont sur Netflix), Minuscule et la suite de Card Captor Sakura ! J'ai lu quelques mangas aussi...
Je vous fais des bisous, passez une jolie semaine !

dimanche 15 avril 2018

Card Captor Sakura

CARD CAPTOR SAKURA
- Clamp, 12 tomes, 70 épisodes de l'anime -

Kinomoto Sakura est une petite fille de 10 ans vivant seule avec son père et son frère ainé Toya (ou Thomas). Sa mère étant morte quand elle était petite, chacun doit aider aux tâches ménagères à tour de rôle dans la famille. Un jour qu'elle est seule à la maison, Sakura s'y attelle, mais est dérangé par un étrange bruit venant du sous-sol, où son père entrepose des livres. Elle y découvre un étrange grimoire scellé et, sans vraiment s'en rendre compte, Sakura en provoque l'ouverture et un vent violent s'en dégage avant qu'apparaisse une étrange créature.
Ce lionceau ailée miniature est Keroberos, le gardien des Clow Card. Cependant, à cause de Sakura, toutes les cartes se sont échappées laissant le duo dans l'embarras. Ces cartes sont dangereuses et il faudra toutes les capturer afin qu'elle ne blessent personne. Sakura devient alors Card Captor (chasseuse de carte) et est chargé de toutes les retrouver.
Peu à peu, de nombreux obstacles se dresseront devant elle et un rival apparaîtra : Li Shaolan, un descendant de Clow Reed, le créateur des Clow Card, qui se désigne comme leur propriétaire légitime.

MAIS depuis le temps que je souhaite vous parler de Sakura ! C'est indéniable, il fallait que je vous la présente. Card Captor Sakura c'est toute mon enfance, adolescence, et vie adulte. Mais c'est surtout mon enfance, aussi bien le manga que l'anime, même si j'ai un penchant tout particulier pour l'anime. J'ai ce souvenir de collectionner n'importe quels goodies la concernant quand j'étais petite, et encore maintenant quand j'ai un coup de coeur. J'ai ce souvenir de quitter l'école en courant avec ma mère les mercredis pour vite vite allumer la télé sur M6 et voir l'épisode du jour. Sakura c'est un chemin de ma vie, elle a toujours fais parti de moi. Il suffisait que je pense à elle pour que tout aille mieux, car avec elle "tout ira bien". Sakura c'est mon anti dépresseur, il suffit que je lise les mangas ou que je regarde l'anime pour aller mieux. Elle me donne le sourire, et me met de bonne humeur. Elle me fait rire par sa maladresse, et j'aime tous les personnages. Que ce soit Tomoyo, Toya, Kéro, Shaolan...
Card Captor Sakura c'est le tout premier manga que j'ai lu, quand je devais avoir 8-9 ans. Elle m'a suivi tout du long quand je grandissais, et même encore à 25 ans, elle est toujours là.
Si vous hésitez entre le manga et l'anime, je ne peux que vous recommander les deux, car chacun a sa particularité. Le manga est plus mature. L'anime plus enfantin, mais c'est tellement un plaisir de suivre Sakura sur 70 épisodes, de voir cet univers coloré, qui nous fait sourire et rire, rien que pour ça, ça en vaut la peine. En général, chaque été je me fais l'anime. Allé savoir pourquoi, je le lie à cette saison. Et à chaque fois j'en ressors avec le sourire jusqu'aux oreilles et la patate, c'est vous dire les bienfaits qu'apporte Sakura sur notre moral.

Mais que vaut la suite de Card Captor Sakura ?

Une suite à Sakura ? C'était impensable ! Et bien si figurez vous, elle est revenue ! Pour notre plus grand bonheur, et aussi bien en papier qu'en anime. Car oui, Card Captor Sakura Clear Card est la suite direct du manga. Il faut savoir que la fin du manga et celle du premier anime ont une fin différente. Celle du manga étant la plus aboutie. La nouvelle série est donc la suite direct, et quel plaisir de retrouver les personnages après tant d'années, sans avoir cette impression qu'ils nous aient quitté ! Bon, Sakura n'a pas tant muri que ça, elle reste toujours aussi naïve et crédule, mais c'est ce qui fait pourquoi on l'aime autant. J'aime que sa relation avec son frère n'ai pas changé, toujours à se chahuter tous les deux, que son amitié avec Tomoyo soit toujours la même, aussi simple et drôle, que Kéro me fasse mourir de rire, comme il sait si bien le faire...
Le seul défaut que je peux noter, est la capture des cartes que je trouve bien trop simple. Ce n'est plus autant fouillé qu'avant, où c'était plus compliqué pour les capturer, là, en un coup de main c'est déjà bouclé. Mais à part ça c'est un sans faute pour l'anime (et le manga) qui reste toujours aussi chouette et coloré.

vendredi 13 avril 2018

Petites chroniques #1


Je lis beaucoup en ce moment, et je fais vraiment de chouettes lectures, je me régale, je m'éclate. Et j'avais envie de vous partager un peu ça. Plutôt que de faire une chronique par article, pourquoi ne pas en regrouper plusieurs en un article ? Je ne ferais pas ça tout le temps, mais de temps en temps je me dis que ça peut être sympa. Alors c'est parti !

Fil de Fer de Martine Pouchain
- Ed. Flammarion, 
212 pages, Seconde Guerre Mondiale, jeunesse, amour -

« On est bien, hein ? Oui, on est bien. Je contemplais les petits nuages paresseux suspendus dans l'azur. Plus rien d'autre n'existait, il n'y avait plus que l'herbe, nous et le ciel. L'éternité. » C'est la guerre. Gabrielle, surnommée Fil de fer, doit quitter son village pour fuir sur les routes de France avec sa famille. Au cours d'un exode dur et périlleux, Fil de fer rencontre un garçon mystérieux.
C'est le coup de foudre. Qui est ce beau jeune homme qui n'a jamais faim ou soif ?

Celui la, ça fait un petit moment que je l'ai lu, donc les souvenirs sont assez flous, mais je me devais de vous en parler. C'est surement le moins bien de cette sélection, mais ce n'est pas une mauvaise lecture. Déjà, je tiens à remercier les éditions Flammarion qui m'ont proposé cette lecture et pour leur envoie ! J'avais adoré Dylan Dubois et Gloria de Martine Pouchain sortis aux éditions Sarbacane. Fil de fer a cependant été une lecture assez fade à côté d'eux...
Je ne me suis pas attachée aux personnages présentés, nos deux protagonistes restent très en surface, sans véritables émotions apparentes. On a du mal à éprouver de l'empathie envers eux malheureusement. Malgré tout, cela reste une jolie lecture, traité tout en justesse et délicat comme sait le faire Martine Pouchain, sans omettre le côté brutale de la guerre. Quant à la fin, ça n'a pas fonctionné avec moi, le tout arrive comme un cheveux sur la soupe, on peut s'y attendre ou pas, pour ma part je ne l'avais pas vu venir, mais je n'ai pas aimé cette conclusion.

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Fais-moi taire si tu peux ! de Sophie Jomain 
- Ed. Harlequin, 337 pages, comédie, mariage, romance -

Quel être humain normalement constitué oserait ruiner un mariage ? Quelle personne impitoyable faut-il être pour détruire le plus beau jour de la vie d'un couple ? Eh bien, il faut être prêtre, sexy en diable et révéler en pleine cérémonie les petites incartades de la future mariée... Lorsque Louise Adrielle, fleuriste, assiste à la scène, elle comprend mieux pourquoi on lui a demandé de décorer l’église en jaune cocu ! Traumatisée, elle se fait la promesse d’être désormais sur le qui-vive à chaque cérémonie. Car sa responsable l’a mise en garde : La dame au cabanon ne pourra être associé à une autre débâcle nuptiale. Si Louise assiste à un nouvel esclandre, les alliances ne seront pas les seules à finir au placard.

Qu'est ce que j'avais hâte de le lire celui la ! J'attendais le bon moment, celui où j'avais besoin d'un bon remontant livresque, et ça n'a pas loupé ! Ce livre est une véritable bouffée d'air frais. Je suis de moins en moins attirée par la romance, mais de temps en temps, je ne boude pas mon plaisir ! Et notre caméléon Sophie Jomain a su manier humour et romance à la perfection. Evidemment les personnages sont parfaits et clichés, mais c'est écrit tellement bien qu'on se régale ! J'ai beaucoup ris au début, un peu moins vers la fin, surtout quand on a fait le tour, mais j'ai dévoré ce petit bijou ! Bonne humeur garanti, avec une héroïne haut en couleur, qui n'a pas la langue dans sa poche, et qui surtout ne manque pas de culot et de maladresse.

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Gardiens des cités perdues, tome 3 de Shannon Messenger
- Ed. Lumen, 598 pages, fantastique, aventure, amitiés -

Voilà plusieurs semaines que Sophie Foster n’a plus aucune nouvelle du Cygne Noir, l’organisation clandestine qui l’a créée. Si elle se sent abandonnée, la jeune Télépathe redoute surtout qu’un traître n’ait infiltré leurs rangs. Pourtant, elle a bien vite d’autres chats à fouetter : un mystérieux traqueur est découvert sur Silveny l’alicorne, Vertina, le miroir spectral de Jolie, refuse obstinément de révéler ce qu’elle sait, et le Conseil ordonne à Sophie de guérir Fintan, le Pyrokinésiste à l’esprit brisé, malgré l’immense menace qu’il représente…
Toujours accompagnée de Keefe, Dex, Fitz et Biana, la jeune fille est entraînée dans un tourbillon de révélations et de rebondissements… à tel point que, déterminée à démasquer les rebelles qui menacent les Cités perdues, elle va commettre un terrible faux pas, et conduire les elfes au bord de la guerre !

Depuis le temps que je veux continuer cette saga ! J'avais lu le tome 2 il y a deux ans au moins, et le fait d'avoir tardé avait diminué ma motivation pour lire la suite. Mais j'avais vraiment envie de retrouver ses personnages qui m'ont fait rêver. Alors, je l'avoue, j'ai eu du mal à rentrer dedans, à tout remettre dans son contexte, me souvenir des personnages et de l'univers. Mais une fois plongée dedans, on en ressort plus ! C'est passionnant, alléchant, attachant. Les personnages sont géniaux (Keefe Keefe ! <3), deviennent de plus en plus mures, importants. L'univers est encore une fois riche et fascinant. On ne peut qu'être absorbé par cette lecture qui nous emporte très loin.

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Oh, boy ! de Marie-Aude Murail
Ed. école des loisirs, 201 pages, famille, deuil, maladie

Siméon, Morgane et Venise Morlevent se découvrent un matin sans parents. Qui va les adopter ?
Josiane, leur antipathique demi-soeur, ou leur demi-frère Bart, qui change de petit copain tous les jours et qu’ils adorent ? Le pire, c’est que Bart et Josiane se détestent...
Une histoire remarquablement ficelée, une ribambelle de personnages attachants qui ont un sens aigu de la répartie, un discours intelligent et une très appréciable ouverture d’esprit : voilà précisément ce qui rend ce livre irrésistible.

J'adore l'école des loisirs qui a chaque fois me fait découvrir des petits trésors cachés, dont on entends plus parler, mais qui méritent d'être lus. Je découvre Marie-Aude Murail en ce moment grâce à Sauveur et fils, une saga que j'aime de tout mon coeur. Oh, boy ! m'a apporté beaucoup d'amour et de tendresse. Avec ces enfants, qui nous font un peu penser aux Orphelins Baudelaire, vous allez en voir de toutes les couleurs ! Et vous allez surtout passer par toutes les émotions. J'ai aimé chaque personnages, ils sont tous uniques et ont chacun leur propre caractère et rôle à jouer. C'est un joli mélange de tendresse et de doux-amère.

dimanche 8 avril 2018

Slow Blogging

Depuis quelques temps, je me questionne sur mon blog. Est-ce que je l'abandonne ? Est-ce que je fais une pause ? Vous l'avez sans doute remarqué, depuis plusieurs mois maintenant, je ne blogue plus comme avant. Je n'ai plus eu envie de me mettre une pression par rapport aux chroniques de livres. Je n'avais plus envie de me dire que dès que j'avais fini un livre, il fallait que je le chronique. Je n'ai plus besoin de vous parler de tous les livres que je lis, c'est pour ça que maintenant je ne met en avant que ceux que j'ai envie de mettre en lumière. Et puis maintenant j'ai envie de ne bloguer qu'à mon rythme, et seulement quand j'en ressens l'envie. C'est aussi ça le terme du slow blogging, prendre le temps, et ne se mettre aucun stress. Parce que même si vous dites "mais il ne faut pas te prendre la tête avec ça", au final, tout le monde le fait. Alors je n'ai pas envie que mon blog devienne une prise de tête, un endroit où je me force à écrire des chroniques et articles pour l'alimenter. J'ai envie que ce soit mon cocon de bien être, où je prends le temps d'écrire les articles qui me font envie, et quand j'en ai envie. C'est aussi pour ça que je souhaite ne pas avoir beaucoup de partenariat, car je sais que ça engendrerais du stress dans mon quotidien. Ce blog est mon petit jardin secret, où je me confie, m'y plains. Et le rythme que j'ai désormais me convient tout à fait.

lundi 26 mars 2018

Le ciel est à nous

Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé « Le ciel est à nous ». Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines.
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire.
Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?

Avant tout, je tiens à remercier Benoit des éditions Le cherche midi pour l'envoie de ce livre, il a su attiser ma curiosité alors que je ne me serais peut-être pas tournée de moi-même vers lui.

C'est compliqué de parler de ce genre de livre. Le genre qui détruit à petit feu, mais que tu ne peux t'empêcher d'aimer par la force qu'il procure. Le ciel est à nous est un roman qui ne peut vous laisser insensible. Même moi qui n'ai pas d'enfant, cette histoire m'a filé un tas d'émotions ainsi que des frissons tout du long.
On ne peut qu'être bouleversé par ce couple et ce qui leur arrive, c'est déchirant, poignant et tout ce tourbillon de sentiments est basculé par l'amour que portent Rob et Anna pour leur petit garçon. Ils affrontent cette épreuve en se soutenant, mais en faisant des erreurs aussi, car l'auteur démontre la vulnérabilité, et qu'au bord du désespoir, l'être humain est prêt à tout.

La plume est magnifique, dès le début j'ai été happé par l'atmosphère qu'a su créer l'auteur. On est dans un texte délicat, doux et amère, mais aussi intense. Les émotions décrites ne tombent en aucun cas dans le pathos. On est pas dans le trop, mais dans le vrai, l'authenticité. Et c'est tellement bien écrit qu'on ressent comme un vécu à travers les lignes.
C'est une histoire très triste, mais qui regorge de jolis moments qui sont importants, ces petits instants de vie qui font tout.